Pourquoi le massage fait du bien ?

Comment se fait-il que pour beaucoup d’entre nous, après un bon massage, les tensions sont apaisées, on se sent vraiment bien, digne, digne d’être aimé, on retrouve son estime de soi , on se sent en paix,  avec un sentiment de relaxation, de réconfort et d’appartenance ?

 

J’ai bien aimé cet article de Cerveau&Psycho de 2016 : il disait que les massages et thérapies par le toucher sont maintenant expérimentés en milieu hospitalier, où ils semblent accélérer la guérison, apaiser les douleurs et les détresses de l’âme.

En plus du côté apaisant du massage, l’article parle aussi du sentiment d’appartenance comme un bienfait du massage. N’est-ce pas curieux ? Que vient faire le sentiment d’appartenance dans les bienfaits du massage ?

 

En 2014, une étude a montré que le simple fait de poser la main une seconde sur l’épaule d’un patient hospitalisé diminue son angoisse et lui inspire un sentiment de connexion avec ses semblables. Nos peurs s’estompent sous l’effet d’un contact. Le contact rassure. Les parties du cerveau impliquées dans les réactions face au danger apparaissent moins actives.

Le tout grâce à une substance que notre organisme libère à l’occasion de contacts agréables : l’ocytocine. Parfois appelée hormone du lien, voire hormone de l’amour, cette molécule renforce les liens de confiance et de coopération au sein de notre groupe social et apaise les réactions au stress.

La libération d’ocytocine n’est pas la seule réaction instantanée du corps. Une autre étude à Miami montre que les massages font chuter le taux de cortisol, ainsi que la pression sanguine et la fréquence cardiaque, un ensemble de facteurs qui reflète la charge de stress que subit une personne.

Bref, le massage favorise l’augmentation d’Ocytocine, donc la sensation de bien-être et d’attachement et favorise la diminution du taux de cortisol, donc diminue nos sensations de stress.

 

Pourquoi l’humain réagit-il ainsi lorsqu’il est massé ?

Peut-être faut il aller voir du côté de notre passé lointain, lorsque la survie de l’individu dépendait du soutien de ses congénères et de sa capacité à vivre en groupe, avec des relations sociales étroites et donc de nombreux contacts par le toucher.

Peut-être qu’un des rôles de l’ocytocine et du cortisol était de nous encourager à la pratique des contacts rapprochés pour nous amener à la vie en groupe, nettement plus favorable à la survie. Ainsi donc, ceci peut expliquer pourquoi aujourd’hui encore,  la personne massée se sent apaisée et en sécurité.

Everard de Biolley, pour mimoka.be

 

Source : Cerveau & Psycho 2016, Le Toucher qui guérit, C Gelitz, Psychologue; Revue médicale suisse, 2012, L’Ocytocine : hormone de l’amour, de la confiance et du lien conjugal et social, dr RC Martin-Du Pan