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	<title>Mimoka</title>
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	<description>Sophrologie &#124; Psychothérapie &#124; Massage</description>
	<lastBuildDate>Fri, 07 Jul 2023 12:08:45 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Mimoka</title>
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	<item>
		<title>Atelier pratique pour gérer son bien-être au quotidien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Everard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Apr 2023 09:57:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Evénement]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div class="vc_row wpb_row vc_row-fluid mkd-section mkd-content-aligment-left" style=""><div class="clearfix mkd-full-section-inner"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
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			<h3>De tous temps, l&#8217;humain à tenté de percer la signification de ses rêves :</h3>
<p><strong>Quels enseignements y a -t-il dans nos rêves ? Pourquoi rêve -t- on ? </strong><br />
<strong>Que nous dit notre rêve à propos de nous ?</strong></p>
<p>Les Amérindiens avaient pour tradition de se réunir le matin pour écouter les rêves les uns des autres. Ils regardaient ensemble ce que leurs rêves disent de leurs façons de gérer leur quotidien.</p>
<h3>Les ateliers que je propose s&#8217;inspirent de cette tradition, nous allons partir de nos rêves, et surtout de notre dynamique dans notre rêve :</h3>
<p><strong>Sommes nous actifs ?</strong><br />
<strong>En contact avec les autres ?</strong><br />
<strong>Est-ce que nous exprimons quelque chose ? Ou pas ?</strong><br />
<strong>Dans quelles émotions sommes-nous dans notre rêve?</strong></p>
<p>Probablement que nos comportements dans nos rêves ont quelque chose de similaire à nos comportements dans notre vie éveillée.</p>
<p>L&#8217;atelier consiste à envisager d&#8217;autres attitudes, tenter une autre façon d&#8217;être dans nos rêves. Cela se passe de façon ludique : c&#8217;est simplement changer le cours de son rêve et engrammer une nouvelle expérience.</p>
<p>Ainsi, simplement en modifiant le cours de notre rêve, peut – être que quelques attitudes réflexes pourraient changer dans notre vie éveillée.</p>
<p><strong>I͟n͟f͟o͟r͟m͟a͟t͟i͟o͟n͟s͟ p͟r͟a͟t͟i͟q͟u͟e͟s͟:</strong><br />
Dates &amp; heures :<br />
Les jeudi 13 et 27 avril, 11 et 25 mai, 8 et 22 juin 2023 de 19h30 à 21h00<br />
Lieu :<br />
Centre le chant des coquelicots, 4 rue des vieilles voies, 1495 Villers-La-Ville</p>
<p><strong>Groupe de maximum 6 personnes</strong><br />
<strong>Tarif : 15€ la 1ere séance et 130€ pour les séances 2 à 6</strong></p>
<p>L&#8217;atelier peut se faire aussi en séance individuelle,</p>
<h3><strong>Info </strong><strong>et réservations (uniquement sur réservations):</strong></h3>
<p><strong>Everard de Biolley, Thérapeute en relation d&#8217;aide, Sophrologue.<br />
0474 70 68 20</strong></p>
<p><strong>www.mimoka.be</strong></p>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le démon de midi – Que se passe-t-il vers 45-55 ans ?</title>
		<link>https://mimoka.be/le-demon-de-midi-que-se-passe-t-il-vers-45-55-ans/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=le-demon-de-midi-que-se-passe-t-il-vers-45-55-ans</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Everard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 08:51:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div class="vc_row wpb_row vc_row-fluid mkd-section mkd-content-aligment-left" style=""><div class="clearfix mkd-full-section-inner"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
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			<p><u>D&#8217;abord ce constat étonnant : il y a peu de littérature sur le sujet.</u></p>
<p>On trouve facilement des livres sur les étapes de croissance de l&#8217;enfant, la crise de l&#8217;adolescence, le couple etc. Curieusement, il y a très peu de bouquins sur le développement psychologique et les choses à vivre à l&#8217;âge de la maturité. C&#8217;est d&#8217;autant plus étrange qu&#8217;on entend souvent parler de clichés sur cette période : l&#8217;homme atteint du démon de midi qui quitte sa femme pour une plus jeune, la mère qui s&#8217;effondre face au nid vide, l&#8217;homme qui quitte tout pour faire un soudain tour du monde. Ces situations existent bel et bien, mais sont-elles fréquentes ?<br />
<span style="font-size: 24px;">Le démon de midi : mythe ou réalité ?</span><br />
<u>Peut-on dire que la crise de la cinquantaine apparaît parce qu&#8217;on a 50 ans ? Et c&#8217;est quoi cette crise ?</u></p>
<p>Voici un historique simplifié du concept:</p>
<ul>
<li>1965 : « Il existe une crise de milieu de vie qui serait une conséquence directe de la prise de conscience de sa mortalité. Elle se traduit et se définit par un sentiment intérieur d&#8217;urgence, confusion, panique face à la conscience d&#8217;un temps désormais compté. »</li>
<li>1970 : « 80% des 40 à 55 ans seraient supposés vivre un état de crise qui bouleverserait de fond en comble le cours de leur existence, les exposant aux plus terribles dangers : relations extraconjugales, divorce, éclatement relationnel, perte de sens, angoisses liées au vieillissement. »</li>
<li>1990 : « Cette crise n&#8217;a rien à voir avec l&#8217;âge de l&#8217;individu mais renvoie à des événements difficiles (deuil, chômage, conflit relationnel, dépression, problème de santé) survenant au cours du milieu de la vie. »</li>
<li>1999 : Une étude menée à grande échelle sur 8000 personnes, âgées de 25 à 74 ans, montre que « la crise du milieu de vie ne concerne que 8% des personnes interrogées. La crise du milieu de vie n&#8217;est pas en relation directe avec le fait d&#8217;arriver à 45..55 ans.  Un événement difficile survenant à 20 ans, à 30 ans ou à 70 ans est susceptible de générer une même situation de crise.  La crise de la cinquantaine n&#8217;existe donc pas. »</li>
</ul>
<p><u> Se passe-t-il tout de même quelque chose durant cette période de l&#8217;existence ?</u></p>
<p>Bien sûr que oui. Mais que se passe-t- il ? Dans l&#8217;article, j&#8217;expose <span style="font-size: 24px;">les situations concrètes que l&#8217;on rencontre comme praticien en relation d&#8217;aide.</span> Ces situations sont moins spectaculaires que l&#8217;image que l&#8217;on peut avoir du démon de midi. Elles indiquent que la période du milieu de vie peut être difficile à vivre . L&#8217;article tente d&#8217;expliquer les causes et les éléments déclencheurs des difficultés.</p>
<p><u>Situations rencontrées :</u></p>
<ul>
<li>Nathalie, 47 ans :  Vu de l&#8217;extérieur, elle a tout pour être heureuse : belle maison aisance financière etc. Elle se bat contre un sentiment de vide intérieur, comme si sa vie perdait son sens. « Je me sens perdue. Les enfants commencent à se débrouiller et ont moins besoin de moi. »</li>
<li>Philippe (51 ans) a divorcé car il se sentait à l&#8217;étroit dans son couple et s&#8217;installe avec une femme de 46 ans. Il retrouve dans son nouveau couple le même sentiment de vide et d&#8217;absurdité. C&#8217;est déconcertant car il avait l&#8217;impression que la relation avec son ex épouse était la cause de son malaise. « J&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;un vide de sens. »</li>
<li>Françoise, 48 ans « Dès que mon mari quitte la maison, je me retrouve seule et ne peux retenir mes larmes. « Je ne comprends pas ce qui m&#8217;arrive. Je meurs à petit feu. Ça va passer. »</li>
<li>Jean, 52 ans. « J&#8217;occupe un poste de direction. Le soir, pour parvenir à trouver le sommeil, je me sers plusieurs whiskies. Je n&#8217;ose pas en parler. Ca va passer .»</li>
<li>Antoine, 49 ans « Depuis tout petit, je fais ce qu&#8217;on attend de moi : les bonnes études, le bon mariage, la bonne position sociale, la réussite professionnelle. Ma vie est satisfaisante mais le bonheur n&#8217;est pas là. J&#8217;ai l&#8217;impression que je me suis perdu en cours de route. »</li>
</ul>
<p>Ces témoignages montrent que vers 45..55ans, il y a des choses à vivre, une période de transition se présente. Pour la traverser sereinement, <span style="font-size: 24px;">il est utile de bien comprendre ce qui se passe en nous :</span></p>
<ul>
<li>Les enfants deviennent adultes. Ils quittent la maison. Ils choisissent leurs études et leurs partenaires.</li>
<li>Les années de vie en couple commencent à dépasser la vingtaine voire la trentaine.</li>
<li>Les perspectives d&#8217;évolutions professionnelles deviennent rares.</li>
<li>Nos œuvres à réaliser, nos rêves d&#8217;enfants nous reviennent à l&#8217;esprit.</li>
</ul>
<p>Ces divers événements arrivent généralement vers le milieu de vie et peuvent entraîner l&#8217;un ou l&#8217;autre de ces états émotionnels :</p>
<ul>
<li>Un questionnement sur le sens de la vie : quelle est la finalité de tout cela ? Suis-je en phase avec moi-même ? Quelle direction suis-je en train de donner à ma vie ? A moins qu&#8217;elles ne puissent être partagées, ces questions et hésitations induisent un sentiment de solitude intérieure et rumination.</li>
<li>Un vécu d&#8217;ennui ou de perte d&#8217;intérêt peut également se présenter. Certaines relations ne marchent plus comme avant sans qu&#8217;on en comprenne le sens ni la raison. Le futur semble sans grand intérêt, la routine s&#8217;installe, sans grande joie et même parfois avec morosité. Le succès est peut-être au rendez-vous mais on ne semble plus en tirer la satisfaction escomptée avec un sentiment de « tout ça pour ça ? »</li>
<li>De façon plus ou moins consciente, on remet en question la pertinence des valeurs ou des principes de vie qui ont guidé nos choix jusqu&#8217;à présent. Voilà le temps des questions du type « Comment aurait été ma vie si j&#8217;avais fait d&#8217;autres choix ?  Comment sera le reste de ma vie ?»</li>
<li>En réaction à ce questionnement, beaucoup réagissent avec un profond désir de changement : l&#8217;envie de quelque chose de nouveau, de plus excitant, afin de mettre un terme à cette inconfortable impression d&#8217;impasse. Pour certains, ce sera un goût pour davantage de simplicité, de calme, pour d&#8217;autre, la recherche de nouvelles expériences.</li>
<li>Et c&#8217;est ainsi que ce désir de vivre autre chose, combiné avec la prise de conscience que notre temps de vie est désormais compté, on réalise que ce qui n&#8217;est pas fait maintenant ne le sera peut-être jamais.</li>
<li>Et hop ! la porte est ouverte pour les décisions radicales et peu réfléchies en termes de conséquences : démissionner sans plan B, s&#8217;engager dans une relation extra conjugale, mettre à terre ce qu&#8217;on a mis tant de temps à construire. <span style="font-size: 24px;">Lorsqu&#8217;elles surviennent, la radicalité de ces décisions fait qu&#8217; on parle de crise au lieu de parler de période de transition qui est généralement bien vécue.</span></li>
</ul>
<p><u>La période de transition du milieu de vie :</u></p>
<p>Cette période correspond à ce que Young (Psychiatre Suisse, 1875-1961) a appelé le processus d&#8217;individuation. La compréhension de ce processus permet de donner sens et cohérence à ce que l&#8217;on peut vivre d&#8217;inquiétant et de déstabilisant durant ce temps de vie.</p>
<p>Première étape du processus d&#8217;individuation: la phase d’accommodation.</p>
<p>Dès le plus jeune âge, nous réalisons que pour être aimés et pour que nos besoins primaires soient satisfaits, nous avons tout intérêt à être souriants, obéissants, conformes à ce qu&#8217;on attend de nous. Nous nous accommodons à notre environnement pour y trouver bonne place. Nous trouvons les meilleurs rôles pour vivre du mieux possible avec notre environnement. En fait, nous nous alignons aux attentes venant de l&#8217;extérieur. Nous devenons ce que nous croyons devoir être pour exister aux yeux d&#8217;autrui. Ce processus permet de recevoir amour et sécurité nécessaire à notre existence. <span style="font-size: 24px;">Pour Young, cette personnalité que l&#8217;on construit durant la première moitié de notre vie porte le nom de Persona. Au fil des années, nous en arrivons à nous identifier plus ou moins à notre persona.</span> La lassitude qui émerge en milieu de vie peut être comprise comme le ras le bol de nourrir cette persona qui n&#8217;est pas ou plus en phase avec qui nous sommes. Durant la première moitié de la vie, les bénéfices de ce processus d&#8217;accommodation dépassaient les inconvénients. Au milieu de la vie, ce n&#8217;est plus le cas et on réalise que les promesses de bonheur ne sont pas au rendez-vous. C&#8217;est la désillusion. <span style="font-size: 24px;">En même temps que je construis ma persona, je construis aussi ma part d&#8217;ombre :</span> c&#8217;est à dire que pour correspondre aux attentes venant de l&#8217;extérieur, je renonce à plusieurs parties de moi. Il s&#8217;agit par exemple d&#8217;une sensibilité artistique, un désir d&#8217;exploration du monde, une orientation sexuelle etc. Young a appelé « notre part d&#8217;ombre » nos projets non réalisés, les parties de nous même que nous avons laissées dans l&#8217;ombre. Dans notre part d&#8217;ombre, nous trouvons aussi nos pulsions primaires que nous avons refoulées car elles ne nous auraient pas permis de vivre en groupe : pulsions agressives, destructrices, morbides, sexuelles, nos envies perverses, jalousies&#8230; Notre part d&#8217;ombre contient ce qui n&#8217;a pas été possible d&#8217;extérioriser.</p>
<p>La deuxième étape du processus d’individuation est ce moment où l&#8217;on s&#8217;interroge sur cette persona. Est-ce qu &#8216;elle nous correspond ou non ? Nous commençons à douter. Cette persona qui était un facteur de sécurité devient étroite et ne nous correspond plus vraiment. C&#8217;est ce moment où on réalise qu&#8217;on souhaite vivre autre chose. Notre persona ressemble à une illusion que nous n&#8217;allons plus entretenir. C&#8217;est comme un deuil, non pas de notre jeunesse mais de la personne que nous avons cru être. <span style="font-size: 24px;">Notre persona d&#8217;autrefois est remise en question et notre part d&#8217;ombre se manifeste.</span> Attention à cette part d&#8217;ombre car bien qu&#8217;elle contienne nos projets non réalisés (expression artistique etc) elle  contient aussi d&#8217;autres part refoulées (agressivité..). Cet élan de la part d&#8217;ombre peut nous déstabiliser.</p>
<p>L&#8217;étape suivante du processus consiste à <span style="font-size: 24px;">voir clair par rapport à nos habitudes</span> de vie et à les remettre en question de façon lucide: divorcer, se marier, se (re)mettre à la musique, revoir sa position professionnelle en diminuant son temps de travail ou en s&#8217;orientant vers une voie plus porteuse de sens etc.  Cette période peut faire surgir des regrets, de la rancœur, de la lourdeur suivant ce qui a été mis dans l&#8217;ombre. Ce temps de questionnement peut être difficile à vivre : Comment savoir qui je suis ? Je suis tellement habitué à ce qu&#8217;on me dise ce qui est bon pour moi que je ne sais pas décider pour moi-même. Un soutien thérapeutique peut s&#8217;avérer bien aidant.</p>
<p>En <span style="font-size: 24px;">conclusion,</span> la tranche d&#8217;âge de 44 à 55 ans peut être vécue comme une période de transition où l&#8217;on cesse de nourrir une personnalité que nous avons tant cherché à construire pour enfin être nous-même et mettre en avant les parties de nous qui étaient restées dans l&#8217;ombre. Cette période est, me semble-t-il, plus facile à vivre lorsqu&#8217;on comprend ce qui se passe en nous.</p>
<p>Everard de Biolley, pour Mimoka.</p>
<p>Le présent article est largement inspiré du livre du dr Christophe Fauré : Maintenant ou jamais !La vie commence après 50 ans, Edition Albin Michel, 2020.</p>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Théorie de l&#8217;attachement</title>
		<link>https://mimoka.be/theorie-de-lattachement/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=theorie-de-lattachement</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Everard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Sep 2021 18:04:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
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			<p>Observons le comportement d&#8217;un enfant : lorsqu&#8217;il sent l&#8217;imminence d&#8217;un danger, d&#8217;une séparation ou de la présence d&#8217;un inconnu, il cherche du réconfort auprès de sa mère, son père ou d&#8217;une personne qu&#8217;il connaît. Il crie, il pleure, il se déplace. Une fois le contact établi et le réconfort obtenu, ses demandes seront désactivées au profit de comportements d&#8217;exploration : l&#8217;enfant pourra repartir à la découverte de son environnement.</p>
<p>Cette stratégie, qui est celle d&#8217;un enfant <u>sécure,</u> réussit si les figures d&#8217;attachement apparaissent comme accessibles et capables de répondre de manière cohérentes aux demandes de réconfort. Par contre, lorsque l&#8217;enfant prévoit que les figures d&#8217;attachements seront insensibles à ses demandes où qu&#8217;elles auront des réponses inadéquates, l&#8217;enfant aura alors deux solutions :</p>
<ul>
<li>minimiser ses demandes de réconfort et éviter de ce fait d&#8217;être confronté à un rejet (c&#8217;est le cas des comportements <u>insecure-évitant</u>)</li>
<li>ou alors, au contraire exacerber ses comportements afin de pousser l&#8217;adulte à répondre (c&#8217;est le cas des comportement <u>insecure-résistant :</u> l&#8217;enfant résiste aux messages de réconforts. Il s&#8217;agit de l&#8217;attachement ambivalent, anxieux)</li>
</ul>
<p>Les très nombreuses observations montrent que 66% des enfants d&#8217;un an ont un comportement sécure, 17% ont un comportement insécure-évitant et 17% ont un comportement insecure-résistant et ce dans les 5 continents et pour toutes les cultures.</p>
<p>Quelques observations :</p>
<ul>
<li>L&#8217;enfant insecure-évitant aura tendance à ne pas montrer ses émotions alors qu&#8217;au contraire, l&#8217;enfant insécure-résistant aura tendance à exagérer ses demandes de nature émotionnelles.</li>
<li>Lors de l&#8217;attachement sécure : si l&#8217;enfant émet des demandes de nature émotionnelle, et que l&#8217;adulte y répond en procurant sécurité et protection, l&#8217;enfant perçoit que l&#8217;adulte comprend ses émotions et cela est fondateur pour son développement psychologique. L&#8217;adulte valide l&#8217;existence même d&#8217;émotions. De plus, l&#8217;enfant, ainsi connecté à son monde interne, va saisir que ce monde est partageable avec autrui. C&#8217;est le fondement de l&#8217;ouverture à l&#8217;autre, de l&#8217;empathie.</li>
<li>Dans le cas contraire, si l&#8217;émotion de l&#8217;enfant ne peut pas s&#8217;exprimer car non tolérée par l&#8217;adulte, l&#8217;enfant risque bien de ne plus se laisser éprouver cette émotion.</li>
</ul>
<p>Un besoin essentiel des individus est de pouvoir réguler leur état interne (rythme cardiaque, respiratoire, sécrétion d&#8217;hormones) affecté par leurs émotions. Au cours des échanges avec ses proches, l&#8217;enfant va donc intégrer une sorte de modèle de régulation de ses émotions : il engramme une façon de faire pour apaiser la peur, la détresse. Lorsque tout se passe bien, le parent constitue, selon l&#8217;expression de Bowlby, un port d&#8217;attache, une base sécurisante. La répétition des expériences d&#8217;apaisement procure un sentiment de sécurité. La présence d&#8217;une figure familière permet de réduire la tension lors d&#8217;un nouvel épisode de détresse. Le bébé intègre le schéma « j&#8217;ai peur, j’émets un signal, j&#8217;obtiens un réconfort  de mes proches». Il se fait une idée de ce qu&#8217;il peut attendre de ses proches. Les premières expériences d&#8217;attachement sont « sécures », elles marquent de leur empreintes les relations ultérieures et plus généralement le futur de l&#8217;individu.</p>
<p>(source : L&#8217;attachement en question – Blaise Pierrehumbert – Edition Odile Jacob &#8211; 2020)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>N&#8217;hésitez pas à laisser vos commentaires et questions. Voici quelques sujets qui pourraient faire l&#8217;objet d&#8217;un prochain article :</p>
<ul>
<li>John Bowlby (1907 – 1990) est le fondateur de la théorie de l&#8217;attachement. Que cherchait-il ?</li>
<li>Le protocole de « la situation étrange » imaginé par Mary Ainsworth permet d&#8217;identifier le type d&#8217;attachement d&#8217;un enfant de 1 an. Comment ça marche ?</li>
<li>En 1986, Mary Main découvre un 3eme type d&#8217;attachement, de quoi s&#8217;agit-il ? Et pourquoi n&#8217;a -t- il pas été repéré auparavant ?</li>
<li>Qu&#8217;est-ce que le trouble réactionnel de l&#8217;attachement ?</li>
</ul>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>A propos du praticien</title>
		<link>https://mimoka.be/a-propos-du-praticien/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=a-propos-du-praticien</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Everard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Feb 2021 11:00:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div class="vc_row wpb_row vc_row-fluid mkd-section mkd-content-aligment-left" style=""><div class="clearfix mkd-full-section-inner"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
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			<p>Je m’appelle Everard de Biolley, je suis né en 1970, marié, 3 enfants. A 18 ans, je ne me voyais pas du tout commencer des études de psycho et j’ai tout naturellement suivi des études supérieures dans le domaine technique. Suite à des difficultés professionnelles et personnelles, je commence en 2005 une thérapie chez Anne Vandezande, psychothérapeute, maître praticienne en PNL, praticienne en hypnose ericksonienne, et aussi en art-thérapie, traitement des trauma, libération des mémoires, harmonisation des polarités etc. Anne est la bonne personne que j’ai rencontré au bon moment.</p>
<p>Pendant ces 2 années de thérapie, j’ai senti un changement en profondeur dans toutes les dimensions de mon être. Ce qui m’a aidé est certainement la qualité de lien que nous avons eu, Anne et moi, ainsi que les techniques utilisées. J’ai découvert un univers qui m’était inconnu. Je pensais que le monde de la relation d’aide était réservé aux personnes vivant des troubles sévères avec des drames lourds et en fait non, la relation d’aide peut être aidante, même si le thérapeute n’est pas psychologue et même si le patient est juste une personne avec des difficultés de vie. Anne, connaissant mon côté cartésien, a souvent pris le temps d’expliquer en détail le processus thérapeutique en cours, pour qu’en comprenant ce qui se passe, je puisse être disponible et disposé au changement.</p>
<p>De nos échanges est née ma passion pour l’humain, pour sa capacité de changement, pour ses modes d’adaptations relationnelles et pour la relation d’aide.</p>
<p>C’est ainsi que je me suis mis à chercher une formation solide et complète en relation d’aide. Je voulais qu’elle soit théorique, expérientielle, avec des formateurs seniors expérimentés, et qu’au terme de la formation, nous soyons prêts pour être praticiens professionnels. J’ai à nouveau rencontré les bonnes personnes : la formation PCI a tout à fait répondu à mes attentes. Merci à André et Ginette, co-directeurs de l’institut PCI de Montréal.  En 2009, j’ai terminé le cycle des 4 années de formation PCI et j’ai ouvert une consultation à Villers &#8211; La Ville.</p>
<p>Je poursuis mes formations avec la sophrologie dynamique. J’aime cette technique, elle est douce et l’outil est puissant. La sophrologie a aussi l’avantage d’être aidante pour les personnes en demande de gestion de stress, prévention burnout ou autre et qui ne souhaitent pas « entrer en thérapie ». Je travaille comme praticien PCI et sophrologue au centre Moovia (Aquacorpus) à Ottignies, de 2011 à 2020 ainsi qu&#8217;à mon cabinet privé à Villers-La-Ville.</p>
<p>En 2018, lors d’un stage de développement personnel, je réalise l’importance qu’a pour moi le sens du toucher et décide de démarrer une formation en massage. Je m’inscris à l’Ecole de Massage Sensitif Belge. La formation complète se donne sur 2 années au minimum et compte environ 300 heures de formation. L’enseignement reprend les gestes techniques du massage aux huiles chaudes, ainsi que la dimension relationnelle toute particulière qui est présente lors du toucher – massage.</p>
<p>A ce jour, je continue avec plaisir mon parcours de formation continue et de supervisions. Je reste passionné par la relation humaine comme source de mieux-être.</p>
<p>Je vous reçois volontiers à Villers-La-Ville et au centre thérapeutique Triskel à Blanmont.</p>
<p>N’hésitez pas à me contacter, je me ferai un plaisir de vous répondre.</p>
<p>everard@mimoka.be</p>
<p>0474 70 68 20</p>
<p>A bientôt</p>

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			</item>
		<item>
		<title>Se projeter sereinement dans le futur grâce à la sophrologie : Comment ça marche ?</title>
		<link>https://mimoka.be/se-projeter-sereinement-dans-le-futur-grace-a-la-sophrologie/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=se-projeter-sereinement-dans-le-futur-grace-a-la-sophrologie</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Everard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Feb 2021 11:00:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div class="vc_row wpb_row vc_row-fluid mkd-section mkd-content-aligment-left" style=""><div class="clearfix mkd-full-section-inner"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
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			<p>Parmi les nombreux bienfaits de la sophrologie, les exercices de futurisations aident à envisager le futur sereinement et positivement. Comment ça marche ?</p>
<p>Le principe est simple et consiste à vivre ces différentes étapes successives en séance : D&#8217;abord une séquence corporelle dont le but est de retrouver en climat intérieur ajusté, détendu, apaisé tout en gardant dynamisme et vitalité. (Voir l&#8217;article précédent concernant la gestion du stress par la sophrologie).</p>
<p>La deuxième étape consiste à (re)vivre des émotions agréables, à ressentir les impacts corporels générés par cette émotion (par exemple chaleur, rondeur etc) et à en ajuster les intensités. Les techniques d&#8217;ajustement sont les mêmes que celles de l&#8217;étape précédente : respirations, visualisations positives etc. La personne apprenante est alors dans un  climat corporel ajusté ET dans un état de disposition émotionnelle positive. Ce sont les préalables à la séquence futurisation.</p>
<p>Lors de cette séquence, l&#8217;apprenant est invité à choisir un événement futur qui va arriver et qui peut être très simple (manger une pomme, prendre un bain) ou plus conséquente. Il est invité à se projeter dans cet événement futur, et à s&#8217;y sentir parfaitement bien. Ensuite nous revenons au présent.</p>
<p>Cette séquence s&#8217;appelle la futurisation simple. Elle n&#8217;est proposée qu&#8217;après de nombreuses séquences corporelles et émotionnelles.</p>
<p>Le processus de futurisation comporte des variantes que je trouve géniales. Par exemple la variante « consolidation de projet » consiste à vivre plusieurs fois le même projet futur. A chaque futurisation, l&#8217;apprenant a la possibilité de modifier son projet, par exemple en ajoutant des détails d&#8217;architecture si le projet consiste à construire une annexe à sa maison, ou en modifiant la musique si le projet consiste en l&#8217;organisation d&#8217;une fête etc.. Une autre variante consiste à appréhender sereinement un événement anxiogène qui est prévu (prendre l&#8217;avion par exemple..) en effectuant des futurisations positives suivant un protocole précis et codifié. J’aime beaucoup ces séquences et les guide avec beaucoup de plaisir. Au fil des séances, les diverses séquences apportent plusieurs autres bienfaits qui sont bons à expérimenter : une connexion avec ses ressources, sa force, son dynamisme ..</p>
<p>Suite à un prochain article. Everard de Biolley, pour mimoka.be</p>

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		<item>
		<title>La gestion du stress et de l&#8217;anxiété par la sophrologie</title>
		<link>https://mimoka.be/la-gestion-du-stress-et-de-lanxiete-par-la-sophrologie/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-gestion-du-stress-et-de-lanxiete-par-la-sophrologie</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Everard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Jan 2021 11:00:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://mimoka.be/?p=15780</guid>

					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div class="vc_row wpb_row vc_row-fluid mkd-section mkd-content-aligment-left" style=""><div class="clearfix mkd-full-section-inner"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
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			<p>Il y a quelques années, j&#8217;ai donné avec beaucoup de plaisir des séances de sophrologie en groupe à Louvain-La-Neuve. Il y avait environ 20 étudiants à chaque fois. Ils venaient de diverses facultés (ingénieur, psycho, géographie etc) et leur demande était généralement la gestion du stress surtout en période de blocus et d&#8217;examens. Lors des premières séances de sophrologie, je propose divers exercices &#8216;classiques&#8217; en y amenant systématiquement des techniques de respirations et de visualisations positives qui sont deux outils précieux pour apaiser nos sensations corporelles et amener notre organisme dans un état apaisé, ancré tout en maintenant une vitalité et un dynamisme.</p>
<p>Après 3 ou 4 séances de ce type, je propose au groupe la séquence de mise en tension de tout le corps. Au cours de cette séance, les 20 étudiants contractent progressivement tout leur corps, des pieds à la tête. Je les invite ensuite à bien prendre conscience de leurs tensions, à accepter de les ressentir et ensuite à en ajuster l&#8217;intensité, par exemple avec une respiration consciente ou des visualisations positives pour désactiver les sensations excessives. Les étudiants étant habitués à utiliser ces techniques (que l&#8217;on appelle les techniques d&#8217;ajustement) depuis plusieurs semaines, ils les appliquent dans le but de se retrouver  zen, à l’équilibre, en climat corporel ajusté, sans tensions excessives.</p>
<p>A la fin de la séance, j&#8217;aime donner à chacun la possibilité de verbaliser son expérience, son ressenti et la façon dont il a vécu la séance. Le retour est positif, les tensions sont apparues et ensuite ont été gérées, désactivées.</p>
<p>Je leur rappelle que leur objectif de base était de ne plus sentir de tensions, et malgré cela, ils ont accepté d&#8217;en installer dans tout leur corps, de la tête aux pieds, parfois même avec forte intensité et en plus cette séquence s&#8217;est répétée 3 fois. Je les en félicite et les remercie pour leur confiance. Les étudiant sont généralement étonnés d&#8217;entendre ce point de vue. Je me rappelle de  leurs sourires.</p>
<p>Au fil des séances, ils ont continué à intégrer corporellement le principe de la gestion des sensations corporelles parmi lesquelles figurent le stress et l&#8217;anxiété. Les techniques deviennent des automatismes que les étudiants appliquent par la suite, dès qu&#8217;ils en ressentent le besoin.</p>
<p>Everard de Biolley, pour mimoka.be</p>

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</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>C’est quoi  la différence entre de la thérapie et de la psychothérapie?</title>
		<link>https://mimoka.be/cest-quoi-la-difference-entre-de-la-therapie-et-de-la-psychotherapie-2/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=cest-quoi-la-difference-entre-de-la-therapie-et-de-la-psychotherapie-2</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Everard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Dec 2020 16:30:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://mimoka.be/?p=15718</guid>

					<description><![CDATA[...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bien des praticiens ont leur propre avis sur la question. Certains affirment que la différence se situe suivant que la personne a des troubles sévères ou non. D’autres disent que lorsque le praticien est dans une relation basée sur l’écoute active, l’empathie, la reformulation ou le reflet, nous sommes dans la thérapie et non la psychothérapie.</p>
<p>Qu’est-ce que la psychothérapie ? Je vais tenter d’apporter un élément de réponse, en me basant sur les divers enseignements que j’ai reçus, qui me semblent pertinents et qui se rapprochent de ma pratique.<br />
Prenons par exemple cette demande de la part de Jean, un patient : « Je ne peux pas faire face à une personne qui hausse la voix, je m’efface immédiatement, je deviens comme figé et je veux changer cela.»</p>
<p>Le praticien peut proposer des techniques de communication non violentes, efficaces, assertives. Il peut bien sûr donner un espace de parole pour que la souffrance soit nommée et entendue. Il écoute et enseigne, il aide le client à se connecter à ses propres ressources. L’empathie est bienvenue et souhaitée. Ces techniques sont aidantes. D’accord, mais s’agit-il de psychothérapie ?</p>
<p>Que se passe -t- il pour Jean lorsqu’il est face à une personne qui hausse la voix ? Se pourrait – il qu’une mémoire du passé influence sa réaction ? Le thérapeute peut poser des questions à Jean, notamment sur son histoire de vie, ses souvenirs, ses personnes ressources, son histoire familiale etc. En PCI, la récolte de ces informations s’appelle le Scénario Originel (SO). Le SO est là pour identifier ce qui vient du passé et qui pourrait se rejouer au présent. Cette mémoire venant du passé peut être lourde. Pour Jean, le fait d’identifier ce qui se rejoue du passé peut lui être aidant. Cela lui permet de comprendre d’où vient le comportement et la difficulté actuelle. Jean peut prendre conscience que face à une figure d’autorité, il rejoue une ancienne affaire de son passé et peut aujourd’hui, réagir autrement, par exemple en adoptant une posture plus affirmée.</p>
<p>Une hypothèse consiste à se dire que dans le passé, Jean a subi des haussements de voix menaçants, insupportables et dont le seul moyen de défense à l’époque était de s’effacer, ne pas réagir. Par la suite, cette réaction est devenue systématique.</p>
<p>En psychothérapie PCI, on va, en douceur et progressivement, explorer la sensation corporelle qui était menaçante. Cela se fait par un entraînement à la conscience corporelle, à une capacité à ressentir. Cela suppose bien évidemment une atmosphère et un lien sécurisant avec le thérapeute.</p>
<p>Progressivement, on tente de ressentir ce qui était intolérable. Le corps et le lien sont au centre du processus. Le travail consiste à s’apprivoiser à être en lien, à ressentir une émotivité en relation. Petit à petit, l’organisme du patient s’exerce, en relation, à un autre type de réaction. Les mouvements corporels permettent à l’organisme de laisser circuler l’énergie et l’émotion là où le corps a appris à figer.</p>
<p>En lien, on explore la blessure pour permettre à l’organisme de se mouvoir autrement, de façon différente du passé. En PCI, « lorsque le thérapeute confronte un style défensif et utilise la relation pour solliciter l’organisme du patient, en étant conscient de la charge transférentielle présente, et qu’il s’implique comme personne, il modifie une empreinte du passé, il fait de la psychothérapie. »</p>
<p>&#8211; Everard de Biolley, pour Mimoka.be</p>
<p><em>Source : André Duchesne, Psychologue, directeur de l’institut PCI de Montréal, formateur sénior international, le 23/9/2015</em></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi le massage fait du bien ?</title>
		<link>https://mimoka.be/pourquoi-le-massage-fait-du-bien/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=pourquoi-le-massage-fait-du-bien</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Everard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Dec 2020 16:30:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://mimoka.be/?p=15724</guid>

					<description><![CDATA[...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comment se fait-il que pour beaucoup d’entre nous, après un bon massage, les tensions sont apaisées, on se sent vraiment bien, digne, digne d’être aimé, on retrouve son estime de soi , on se sent en paix,  avec un sentiment de relaxation, de réconfort et d’appartenance ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’ai bien aimé cet article de Cerveau&amp;Psycho de 2016 : il disait que les massages et thérapies par le toucher sont maintenant expérimentés en milieu hospitalier, où ils semblent accélérer la guérison, apaiser les douleurs et les détresses de l’âme.</p>
<p>En plus du côté apaisant du massage, l’article parle aussi du sentiment d’appartenance comme un bienfait du massage. N’est-ce pas curieux ? Que vient faire le sentiment d’appartenance dans les bienfaits du massage ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En 2014, une étude a montré que le simple fait de poser la main une seconde sur l’épaule d’un patient hospitalisé diminue son angoisse et lui inspire un sentiment de connexion avec ses semblables. Nos peurs s’estompent sous l’effet d’un contact. Le contact rassure. Les parties du cerveau impliquées dans les réactions face au danger apparaissent moins actives.</p>
<p>Le tout grâce à une substance que notre organisme libère à l’occasion de contacts agréables : l’ocytocine. Parfois appelée hormone du lien, voire hormone de l’amour, cette molécule renforce les liens de confiance et de coopération au sein de notre groupe social et apaise les réactions au stress.</p>
<p>La libération d’ocytocine n’est pas la seule réaction instantanée du corps. Une autre étude à Miami montre que les massages font chuter le taux de cortisol, ainsi que la pression sanguine et la fréquence cardiaque, un ensemble de facteurs qui reflète la charge de stress que subit une personne.</p>
<p>Bref, le massage favorise l’augmentation d’Ocytocine, donc la sensation de bien-être et d’attachement et favorise la diminution du taux de cortisol, donc diminue nos sensations de stress.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pourquoi l’humain réagit-il ainsi lorsqu’il est massé ?</p>
<p>Peut-être faut il aller voir du côté de notre passé lointain, lorsque la survie de l’individu dépendait du soutien de ses congénères et de sa capacité à vivre en groupe, avec des relations sociales étroites et donc de nombreux contacts par le toucher.</p>
<p>Peut-être qu’un des rôles de l&#8217;ocytocine et du cortisol était de nous encourager à la pratique des contacts rapprochés pour nous amener à la vie en groupe, nettement plus favorable à la survie. Ainsi donc, ceci peut expliquer pourquoi aujourd’hui encore,  la personne massée se sent apaisée et en sécurité.</p>
<p>Everard de Biolley, pour mimoka.be</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Source : Cerveau &amp; Psycho 2016, Le Toucher qui guérit, C Gelitz, Psychologue; Revue médicale suisse, 2012, L’Ocytocine : hormone de l’amour, de la confiance et du lien conjugal et social, dr RC Martin-Du Pan</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Y a-t-il des choses à vivre en thérapie qui font que la thérapie va réussir?</title>
		<link>https://mimoka.be/cest-quoi-la-difference-entre-de-la-therapie-et-de-la-psychotherapie/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=cest-quoi-la-difference-entre-de-la-therapie-et-de-la-psychotherapie</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Everard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Dec 2020 14:00:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://mimoka.be/?p=15681</guid>

					<description><![CDATA[...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>J’aime bien cette question car elle est très simple dans sa formulation. Je vais tenter d’apporter des éléments de réponses en évoquant les travaux de Carl Rogers (psychologue humaniste américain, 1902 – 1987)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><u>Pour répondre à la question, je souhaite commencer par ce qui chez Carl Roger a permis d’installer une indépendance d’esprit et une rigueur scientifique :</u></p>
<p>Carl est issu d’une famille où règne une atmosphère religieuse et morale très stricte. La famille possède une ferme. Carl se passionne pour ce monde agricole : il lit des ouvrages de gestion, il apprend à faire des expériences, à comparer des groupes de contrôles avec des groupes expérimentaux, à stabiliser les conditions de l’expérience en variant la procédure afin de découvrir l’influence d’une certaine alimentation sur la production agricole.  Il apprend combien il est difficile de vérifier une hypothèse. Il acquiert la connaissance et le respect des études scientifiques à travers les travaux pratiques, à la ferme.</p>
<p>En 1922, lors d’un voyage en Chine, Carl se rend compte que des hommes, sincères et honnêtes, pouvaient accepter des doctrines très divergentes en matière de religion. Pour la première fois, Carl se libère totalement des opinions religieuses de ses parents et devient une personne indépendante.</p>
<p>Bref, nous pouvons retenir de la jeunesse de Carl qu’il s’est rendu indépendant d’idée préconçue et qu’il est imprégné de la méthode scientifique permettant de valider une théorie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><u>Les apports de Carl Rogers sont le résultat de ce qu’il observe en séance :</u></p>
<p>En début de pratique en tant que psychologue, Carl mène des entretiens avec des enfants envoyés par les tribunaux et services sociaux. Les seuls critères utilisés pour le choix des traitements sont « Est-ce que cela réussit ? Est-ce efficace ? » Nous voyons là qu’il ne s’agit pas pour Carl d’utiliser une méthode de traitement apprise mais plutôt un tâtonnement jusqu’à trouver une méthode qui donne du résultat.</p>
<p>Au fil de sa pratique, Carl se rend compte que ses échecs pour aider d’autres personnes s’expliquent par l’apparition de comportements non en phase avec ses sentiments. Son intervention est plus efficace quand il arrive à s’écouter, à s’accepter et qu’il peut être lui-même. Dans les mêmes années, il se rend compte en observant son propre processus que c’est au moment où il s’accepte tel qu’il est qu’il devient capable de changer. Il constate que les mécanismes qui lui sont personnels parlent aussi aux autres. Il constate que l’expérience des clients rejoint la sienne: être compris permet de s’accepter et s’accepter permet de changer. Pour le résumer : « Plus un homme est compris et accepté, plus il diminue ses styles défensifs et donc plus il change. ». Reste à installer les bonnes conditions permettant au client de communiquer ce qu’il éprouve. Carl constate que par ses propres attitudes, il peut créer une sensation des sécurité grâce à laquelle une communication devient plus aisée.</p>
<p>Un autre principe que Carl découvre au fil des séances est que son appréciation organismique (donc ce que lui dit son organisme, ce qu’il « sent ») est plus fiable que ce que lui dit son intellect. En d’autre termes, lorsqu’ une idée est en contradiction avec un ressenti, mieux vaut suivre le ressenti.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><u>Pour répondre à la question de base, je trouve intéressant de suivre la réflexion de Carl Rogers.</u> L’intérêt que Roger porte à la psychothérapie l’a conduit à s’intéresser à toute sorte de relation d’aide. Il définit la relation d’aide de façon précise et en arrive à la conclusion que le but général est de faciliter la croissance. Ensuite il se pose la question faisant l’objet du présent article : « Qu’est-ce qui, dans la relation, facilite la croissance ? » voici ce qu’il en dit :</p>
<ul>
<li>Le changement de la personne se trouve facilité lorsque le praticien est authentique, sans masque, en phase avec les sentiments qui l’animent. Lorsque l’attitude du praticien et ses dires sont en phase avec son ressenti et qui il est, ce praticien est <u>congruent</u> et cela facilite la croissance.</li>
<li>Lorsque le praticien a une attitude chaleureuse, positive et réceptrice, cela facilite le changement. Lorsque le praticien a un sentiment positif qui s’extériorise sans réserves ni jugements, le praticien a une <u>considération positive inconditionnelle,</u> cela facilite la croissance.</li>
<li>La troisième condition est celle de <u>l’empathie.</u> Lorsque le thérapeute devine ou perçoit de l’intérieur les sentiments du client, à chaque instant, et qu’il sait communiquer quelque chose de cette compréhension, il est empathique et cela favorise les conditions de croissance. Lorsque le thérapeute arrive à saisir ce que le client éprouve dans son monde intérieur, comme le client le voit et le sent, sans que sa propre identité se dissolve dans ce processus empathique, alors le changement peut s’opérer.</li>
</ul>
<p><u>Conclusion :</u></p>
<p>Roger disait que les études statistiques semblent montrer que ce sont de telles attitudes plutôt que la connaissance et l’habileté technique qui jouent un rôle primordial dans le changement thérapeutique.</p>
<p>Je trouve fascinant le fait que Roger ait découvert par lui – même ce qui nous parait aujourd’hui comme évident. Il a réalisé une véritable démarche scientifique : il part d’observations, il émet des hypothèses et les vérifie.  Des études scientifiques menées dans les années 1960 ont confirmé la validité des hypothèses de Roger. Ces études confirment que la présence des 3 attitudes du thérapeute (congruence, considération positive inconditionnelle et empathie) doivent être présentes pour une thérapie réussie.</p>
<p>A ce jour, l’importance fondamentale de ces trois conditions est largement admise. On les considère comme indispensables et bien sûr des techniques de relation d’aide sont à ajouter dans la séance pour mener le processus de changement. En PCI, psychologie Corporelle Intégrative, comme dans la plupart des thérapies humanistes, nous suivons tout à fait cette voie et nos formateurs nous le rappellent sans cesse. Merci à eux pour leur enseignement.</p>
<p>Everard de Biolley, pour mimoka.be</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(source : Carl R. Rogers : le développement de la personne. Dunod-InterEditions 2018)</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
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