<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>A propos &#8211; Mimoka</title>
	<atom:link href="https://mimoka.be/category/a-propos/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://mimoka.be</link>
	<description>Sophrologie &#124; Psychothérapie &#124; Massage</description>
	<lastBuildDate>Wed, 27 Jan 2021 19:56:04 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://mimoka.be/wp-content/uploads/2020/05/cropped-Favicon_Mimoka-32x32.png</url>
	<title>A propos &#8211; Mimoka</title>
	<link>https://mimoka.be</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>A propos du praticien</title>
		<link>https://mimoka.be/a-propos-du-praticien/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=a-propos-du-praticien</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Everard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Feb 2021 11:00:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://mimoka.be/?p=15783</guid>

					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div class="vc_row wpb_row vc_row-fluid mkd-section mkd-content-aligment-left" style=""><div class="clearfix mkd-full-section-inner"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
	<div class="wpb_text_column wpb_content_element" >
		<div class="wpb_wrapper">
			<p>Je m’appelle Everard de Biolley, je suis né en 1970, marié, 3 enfants. A 18 ans, je ne me voyais pas du tout commencer des études de psycho et j’ai tout naturellement suivi des études supérieures dans le domaine technique. Suite à des difficultés professionnelles et personnelles, je commence en 2005 une thérapie chez Anne Vandezande, psychothérapeute, maître praticienne en PNL, praticienne en hypnose ericksonienne, et aussi en art-thérapie, traitement des trauma, libération des mémoires, harmonisation des polarités etc. Anne est la bonne personne que j’ai rencontré au bon moment.</p>
<p>Pendant ces 2 années de thérapie, j’ai senti un changement en profondeur dans toutes les dimensions de mon être. Ce qui m’a aidé est certainement la qualité de lien que nous avons eu, Anne et moi, ainsi que les techniques utilisées. J’ai découvert un univers qui m’était inconnu. Je pensais que le monde de la relation d’aide était réservé aux personnes vivant des troubles sévères avec des drames lourds et en fait non, la relation d’aide peut être aidante, même si le thérapeute n’est pas psychologue et même si le patient est juste une personne avec des difficultés de vie. Anne, connaissant mon côté cartésien, a souvent pris le temps d’expliquer en détail le processus thérapeutique en cours, pour qu’en comprenant ce qui se passe, je puisse être disponible et disposé au changement.</p>
<p>De nos échanges est née ma passion pour l’humain, pour sa capacité de changement, pour ses modes d’adaptations relationnelles et pour la relation d’aide.</p>
<p>C’est ainsi que je me suis mis à chercher une formation solide et complète en relation d’aide. Je voulais qu’elle soit théorique, expérientielle, avec des formateurs seniors expérimentés, et qu’au terme de la formation, nous soyons prêts pour être praticiens professionnels. J’ai à nouveau rencontré les bonnes personnes : la formation PCI a tout à fait répondu à mes attentes. Merci à André et Ginette, co-directeurs de l’institut PCI de Montréal.  En 2009, j’ai terminé le cycle des 4 années de formation PCI et j’ai ouvert une consultation à Villers &#8211; La Ville.</p>
<p>Je poursuis mes formations avec la sophrologie dynamique. J’aime cette technique, elle est douce et l’outil est puissant. La sophrologie a aussi l’avantage d’être aidante pour les personnes en demande de gestion de stress, prévention burnout ou autre et qui ne souhaitent pas « entrer en thérapie ». Je travaille comme praticien PCI et sophrologue au centre Moovia (Aquacorpus) à Ottignies, de 2011 à 2020 ainsi qu&#8217;à mon cabinet privé à Villers-La-Ville.</p>
<p>En 2018, lors d’un stage de développement personnel, je réalise l’importance qu’a pour moi le sens du toucher et décide de démarrer une formation en massage. Je m’inscris à l’Ecole de Massage Sensitif Belge. La formation complète se donne sur 2 années au minimum et compte environ 300 heures de formation. L’enseignement reprend les gestes techniques du massage aux huiles chaudes, ainsi que la dimension relationnelle toute particulière qui est présente lors du toucher – massage.</p>
<p>A ce jour, je continue avec plaisir mon parcours de formation continue et de supervisions. Je reste passionné par la relation humaine comme source de mieux-être.</p>
<p>Je vous reçois volontiers à Villers-La-Ville et au centre thérapeutique Triskel à Blanmont.</p>
<p>N’hésitez pas à me contacter, je me ferai un plaisir de vous répondre.</p>
<p>everard@mimoka.be</p>
<p>0474 70 68 20</p>
<p>A bientôt</p>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La gestion du stress et de l&#8217;anxiété par la sophrologie</title>
		<link>https://mimoka.be/la-gestion-du-stress-et-de-lanxiete-par-la-sophrologie/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-gestion-du-stress-et-de-lanxiete-par-la-sophrologie</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Everard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Jan 2021 11:00:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://mimoka.be/?p=15780</guid>

					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div class="vc_row wpb_row vc_row-fluid mkd-section mkd-content-aligment-left" style=""><div class="clearfix mkd-full-section-inner"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
	<div class="wpb_text_column wpb_content_element" >
		<div class="wpb_wrapper">
			<p>Il y a quelques années, j&#8217;ai donné avec beaucoup de plaisir des séances de sophrologie en groupe à Louvain-La-Neuve. Il y avait environ 20 étudiants à chaque fois. Ils venaient de diverses facultés (ingénieur, psycho, géographie etc) et leur demande était généralement la gestion du stress surtout en période de blocus et d&#8217;examens. Lors des premières séances de sophrologie, je propose divers exercices &#8216;classiques&#8217; en y amenant systématiquement des techniques de respirations et de visualisations positives qui sont deux outils précieux pour apaiser nos sensations corporelles et amener notre organisme dans un état apaisé, ancré tout en maintenant une vitalité et un dynamisme.</p>
<p>Après 3 ou 4 séances de ce type, je propose au groupe la séquence de mise en tension de tout le corps. Au cours de cette séance, les 20 étudiants contractent progressivement tout leur corps, des pieds à la tête. Je les invite ensuite à bien prendre conscience de leurs tensions, à accepter de les ressentir et ensuite à en ajuster l&#8217;intensité, par exemple avec une respiration consciente ou des visualisations positives pour désactiver les sensations excessives. Les étudiants étant habitués à utiliser ces techniques (que l&#8217;on appelle les techniques d&#8217;ajustement) depuis plusieurs semaines, ils les appliquent dans le but de se retrouver  zen, à l’équilibre, en climat corporel ajusté, sans tensions excessives.</p>
<p>A la fin de la séance, j&#8217;aime donner à chacun la possibilité de verbaliser son expérience, son ressenti et la façon dont il a vécu la séance. Le retour est positif, les tensions sont apparues et ensuite ont été gérées, désactivées.</p>
<p>Je leur rappelle que leur objectif de base était de ne plus sentir de tensions, et malgré cela, ils ont accepté d&#8217;en installer dans tout leur corps, de la tête aux pieds, parfois même avec forte intensité et en plus cette séquence s&#8217;est répétée 3 fois. Je les en félicite et les remercie pour leur confiance. Les étudiant sont généralement étonnés d&#8217;entendre ce point de vue. Je me rappelle de  leurs sourires.</p>
<p>Au fil des séances, ils ont continué à intégrer corporellement le principe de la gestion des sensations corporelles parmi lesquelles figurent le stress et l&#8217;anxiété. Les techniques deviennent des automatismes que les étudiants appliquent par la suite, dès qu&#8217;ils en ressentent le besoin.</p>
<p>Everard de Biolley, pour mimoka.be</p>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>C’est quoi  la différence entre de la thérapie et de la psychothérapie?</title>
		<link>https://mimoka.be/cest-quoi-la-difference-entre-de-la-therapie-et-de-la-psychotherapie-2/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=cest-quoi-la-difference-entre-de-la-therapie-et-de-la-psychotherapie-2</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Everard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Dec 2020 16:30:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://mimoka.be/?p=15718</guid>

					<description><![CDATA[...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bien des praticiens ont leur propre avis sur la question. Certains affirment que la différence se situe suivant que la personne a des troubles sévères ou non. D’autres disent que lorsque le praticien est dans une relation basée sur l’écoute active, l’empathie, la reformulation ou le reflet, nous sommes dans la thérapie et non la psychothérapie.</p>
<p>Qu’est-ce que la psychothérapie ? Je vais tenter d’apporter un élément de réponse, en me basant sur les divers enseignements que j’ai reçus, qui me semblent pertinents et qui se rapprochent de ma pratique.<br />
Prenons par exemple cette demande de la part de Jean, un patient : « Je ne peux pas faire face à une personne qui hausse la voix, je m’efface immédiatement, je deviens comme figé et je veux changer cela.»</p>
<p>Le praticien peut proposer des techniques de communication non violentes, efficaces, assertives. Il peut bien sûr donner un espace de parole pour que la souffrance soit nommée et entendue. Il écoute et enseigne, il aide le client à se connecter à ses propres ressources. L’empathie est bienvenue et souhaitée. Ces techniques sont aidantes. D’accord, mais s’agit-il de psychothérapie ?</p>
<p>Que se passe -t- il pour Jean lorsqu’il est face à une personne qui hausse la voix ? Se pourrait – il qu’une mémoire du passé influence sa réaction ? Le thérapeute peut poser des questions à Jean, notamment sur son histoire de vie, ses souvenirs, ses personnes ressources, son histoire familiale etc. En PCI, la récolte de ces informations s’appelle le Scénario Originel (SO). Le SO est là pour identifier ce qui vient du passé et qui pourrait se rejouer au présent. Cette mémoire venant du passé peut être lourde. Pour Jean, le fait d’identifier ce qui se rejoue du passé peut lui être aidant. Cela lui permet de comprendre d’où vient le comportement et la difficulté actuelle. Jean peut prendre conscience que face à une figure d’autorité, il rejoue une ancienne affaire de son passé et peut aujourd’hui, réagir autrement, par exemple en adoptant une posture plus affirmée.</p>
<p>Une hypothèse consiste à se dire que dans le passé, Jean a subi des haussements de voix menaçants, insupportables et dont le seul moyen de défense à l’époque était de s’effacer, ne pas réagir. Par la suite, cette réaction est devenue systématique.</p>
<p>En psychothérapie PCI, on va, en douceur et progressivement, explorer la sensation corporelle qui était menaçante. Cela se fait par un entraînement à la conscience corporelle, à une capacité à ressentir. Cela suppose bien évidemment une atmosphère et un lien sécurisant avec le thérapeute.</p>
<p>Progressivement, on tente de ressentir ce qui était intolérable. Le corps et le lien sont au centre du processus. Le travail consiste à s’apprivoiser à être en lien, à ressentir une émotivité en relation. Petit à petit, l’organisme du patient s’exerce, en relation, à un autre type de réaction. Les mouvements corporels permettent à l’organisme de laisser circuler l’énergie et l’émotion là où le corps a appris à figer.</p>
<p>En lien, on explore la blessure pour permettre à l’organisme de se mouvoir autrement, de façon différente du passé. En PCI, « lorsque le thérapeute confronte un style défensif et utilise la relation pour solliciter l’organisme du patient, en étant conscient de la charge transférentielle présente, et qu’il s’implique comme personne, il modifie une empreinte du passé, il fait de la psychothérapie. »</p>
<p>&#8211; Everard de Biolley, pour Mimoka.be</p>
<p><em>Source : André Duchesne, Psychologue, directeur de l’institut PCI de Montréal, formateur sénior international, le 23/9/2015</em></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi le massage fait du bien ?</title>
		<link>https://mimoka.be/pourquoi-le-massage-fait-du-bien/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=pourquoi-le-massage-fait-du-bien</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Everard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Dec 2020 16:30:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://mimoka.be/?p=15724</guid>

					<description><![CDATA[...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comment se fait-il que pour beaucoup d’entre nous, après un bon massage, les tensions sont apaisées, on se sent vraiment bien, digne, digne d’être aimé, on retrouve son estime de soi , on se sent en paix,  avec un sentiment de relaxation, de réconfort et d’appartenance ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’ai bien aimé cet article de Cerveau&amp;Psycho de 2016 : il disait que les massages et thérapies par le toucher sont maintenant expérimentés en milieu hospitalier, où ils semblent accélérer la guérison, apaiser les douleurs et les détresses de l’âme.</p>
<p>En plus du côté apaisant du massage, l’article parle aussi du sentiment d’appartenance comme un bienfait du massage. N’est-ce pas curieux ? Que vient faire le sentiment d’appartenance dans les bienfaits du massage ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En 2014, une étude a montré que le simple fait de poser la main une seconde sur l’épaule d’un patient hospitalisé diminue son angoisse et lui inspire un sentiment de connexion avec ses semblables. Nos peurs s’estompent sous l’effet d’un contact. Le contact rassure. Les parties du cerveau impliquées dans les réactions face au danger apparaissent moins actives.</p>
<p>Le tout grâce à une substance que notre organisme libère à l’occasion de contacts agréables : l’ocytocine. Parfois appelée hormone du lien, voire hormone de l’amour, cette molécule renforce les liens de confiance et de coopération au sein de notre groupe social et apaise les réactions au stress.</p>
<p>La libération d’ocytocine n’est pas la seule réaction instantanée du corps. Une autre étude à Miami montre que les massages font chuter le taux de cortisol, ainsi que la pression sanguine et la fréquence cardiaque, un ensemble de facteurs qui reflète la charge de stress que subit une personne.</p>
<p>Bref, le massage favorise l’augmentation d’Ocytocine, donc la sensation de bien-être et d’attachement et favorise la diminution du taux de cortisol, donc diminue nos sensations de stress.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pourquoi l’humain réagit-il ainsi lorsqu’il est massé ?</p>
<p>Peut-être faut il aller voir du côté de notre passé lointain, lorsque la survie de l’individu dépendait du soutien de ses congénères et de sa capacité à vivre en groupe, avec des relations sociales étroites et donc de nombreux contacts par le toucher.</p>
<p>Peut-être qu’un des rôles de l&#8217;ocytocine et du cortisol était de nous encourager à la pratique des contacts rapprochés pour nous amener à la vie en groupe, nettement plus favorable à la survie. Ainsi donc, ceci peut expliquer pourquoi aujourd’hui encore,  la personne massée se sent apaisée et en sécurité.</p>
<p>Everard de Biolley, pour mimoka.be</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Source : Cerveau &amp; Psycho 2016, Le Toucher qui guérit, C Gelitz, Psychologue; Revue médicale suisse, 2012, L’Ocytocine : hormone de l’amour, de la confiance et du lien conjugal et social, dr RC Martin-Du Pan</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Y a-t-il des choses à vivre en thérapie qui font que la thérapie va réussir?</title>
		<link>https://mimoka.be/cest-quoi-la-difference-entre-de-la-therapie-et-de-la-psychotherapie/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=cest-quoi-la-difference-entre-de-la-therapie-et-de-la-psychotherapie</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Everard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Dec 2020 14:00:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://mimoka.be/?p=15681</guid>

					<description><![CDATA[...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>J’aime bien cette question car elle est très simple dans sa formulation. Je vais tenter d’apporter des éléments de réponses en évoquant les travaux de Carl Rogers (psychologue humaniste américain, 1902 – 1987)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><u>Pour répondre à la question, je souhaite commencer par ce qui chez Carl Roger a permis d’installer une indépendance d’esprit et une rigueur scientifique :</u></p>
<p>Carl est issu d’une famille où règne une atmosphère religieuse et morale très stricte. La famille possède une ferme. Carl se passionne pour ce monde agricole : il lit des ouvrages de gestion, il apprend à faire des expériences, à comparer des groupes de contrôles avec des groupes expérimentaux, à stabiliser les conditions de l’expérience en variant la procédure afin de découvrir l’influence d’une certaine alimentation sur la production agricole.  Il apprend combien il est difficile de vérifier une hypothèse. Il acquiert la connaissance et le respect des études scientifiques à travers les travaux pratiques, à la ferme.</p>
<p>En 1922, lors d’un voyage en Chine, Carl se rend compte que des hommes, sincères et honnêtes, pouvaient accepter des doctrines très divergentes en matière de religion. Pour la première fois, Carl se libère totalement des opinions religieuses de ses parents et devient une personne indépendante.</p>
<p>Bref, nous pouvons retenir de la jeunesse de Carl qu’il s’est rendu indépendant d’idée préconçue et qu’il est imprégné de la méthode scientifique permettant de valider une théorie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><u>Les apports de Carl Rogers sont le résultat de ce qu’il observe en séance :</u></p>
<p>En début de pratique en tant que psychologue, Carl mène des entretiens avec des enfants envoyés par les tribunaux et services sociaux. Les seuls critères utilisés pour le choix des traitements sont « Est-ce que cela réussit ? Est-ce efficace ? » Nous voyons là qu’il ne s’agit pas pour Carl d’utiliser une méthode de traitement apprise mais plutôt un tâtonnement jusqu’à trouver une méthode qui donne du résultat.</p>
<p>Au fil de sa pratique, Carl se rend compte que ses échecs pour aider d’autres personnes s’expliquent par l’apparition de comportements non en phase avec ses sentiments. Son intervention est plus efficace quand il arrive à s’écouter, à s’accepter et qu’il peut être lui-même. Dans les mêmes années, il se rend compte en observant son propre processus que c’est au moment où il s’accepte tel qu’il est qu’il devient capable de changer. Il constate que les mécanismes qui lui sont personnels parlent aussi aux autres. Il constate que l’expérience des clients rejoint la sienne: être compris permet de s’accepter et s’accepter permet de changer. Pour le résumer : « Plus un homme est compris et accepté, plus il diminue ses styles défensifs et donc plus il change. ». Reste à installer les bonnes conditions permettant au client de communiquer ce qu’il éprouve. Carl constate que par ses propres attitudes, il peut créer une sensation des sécurité grâce à laquelle une communication devient plus aisée.</p>
<p>Un autre principe que Carl découvre au fil des séances est que son appréciation organismique (donc ce que lui dit son organisme, ce qu’il « sent ») est plus fiable que ce que lui dit son intellect. En d’autre termes, lorsqu’ une idée est en contradiction avec un ressenti, mieux vaut suivre le ressenti.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><u>Pour répondre à la question de base, je trouve intéressant de suivre la réflexion de Carl Rogers.</u> L’intérêt que Roger porte à la psychothérapie l’a conduit à s’intéresser à toute sorte de relation d’aide. Il définit la relation d’aide de façon précise et en arrive à la conclusion que le but général est de faciliter la croissance. Ensuite il se pose la question faisant l’objet du présent article : « Qu’est-ce qui, dans la relation, facilite la croissance ? » voici ce qu’il en dit :</p>
<ul>
<li>Le changement de la personne se trouve facilité lorsque le praticien est authentique, sans masque, en phase avec les sentiments qui l’animent. Lorsque l’attitude du praticien et ses dires sont en phase avec son ressenti et qui il est, ce praticien est <u>congruent</u> et cela facilite la croissance.</li>
<li>Lorsque le praticien a une attitude chaleureuse, positive et réceptrice, cela facilite le changement. Lorsque le praticien a un sentiment positif qui s’extériorise sans réserves ni jugements, le praticien a une <u>considération positive inconditionnelle,</u> cela facilite la croissance.</li>
<li>La troisième condition est celle de <u>l’empathie.</u> Lorsque le thérapeute devine ou perçoit de l’intérieur les sentiments du client, à chaque instant, et qu’il sait communiquer quelque chose de cette compréhension, il est empathique et cela favorise les conditions de croissance. Lorsque le thérapeute arrive à saisir ce que le client éprouve dans son monde intérieur, comme le client le voit et le sent, sans que sa propre identité se dissolve dans ce processus empathique, alors le changement peut s’opérer.</li>
</ul>
<p><u>Conclusion :</u></p>
<p>Roger disait que les études statistiques semblent montrer que ce sont de telles attitudes plutôt que la connaissance et l’habileté technique qui jouent un rôle primordial dans le changement thérapeutique.</p>
<p>Je trouve fascinant le fait que Roger ait découvert par lui – même ce qui nous parait aujourd’hui comme évident. Il a réalisé une véritable démarche scientifique : il part d’observations, il émet des hypothèses et les vérifie.  Des études scientifiques menées dans les années 1960 ont confirmé la validité des hypothèses de Roger. Ces études confirment que la présence des 3 attitudes du thérapeute (congruence, considération positive inconditionnelle et empathie) doivent être présentes pour une thérapie réussie.</p>
<p>A ce jour, l’importance fondamentale de ces trois conditions est largement admise. On les considère comme indispensables et bien sûr des techniques de relation d’aide sont à ajouter dans la séance pour mener le processus de changement. En PCI, psychologie Corporelle Intégrative, comme dans la plupart des thérapies humanistes, nous suivons tout à fait cette voie et nos formateurs nous le rappellent sans cesse. Merci à eux pour leur enseignement.</p>
<p>Everard de Biolley, pour mimoka.be</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(source : Carl R. Rogers : le développement de la personne. Dunod-InterEditions 2018)</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
